I Love Ngoc Lan

Rêveries / Mo*

Xin loi minh viet tieng Phap, no’ den tu ben trong tim. Khong viet tieng Viet duoc vi khong bo? dâ’u duoc. Mong cac ban thong cam.

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Cette petite fille là, elle avait emporté avec elle à l’âge de 13-14 ans le secret de son amie – la petite voix douce – qu’elle mettait dans son sac à dos, dans sa valise à chaque voyage, à chaque vacance.

Da Lat, une ville de rêve en haut de la montagne. On fuit la chaleur et la pollution de Saigon, à la recherche d’un peu de fraîcheur et de couleur verte en haut de la colline. Ici, les couleurs se marient bien, même les couleurs les plus contrastées : le rouge des fleurs avec le vert des sapins, le marron de la terre mouillée et le rouge des vêtements des vendeurs sur le marché. Et parmi tout ce mélange, une petite fille qui apprend à grandir. Elle rêvait de la douceur des nuits étoilées, de l’odeur agréable du sapin dans le vent brisé du matin.

Dans le bus, à l’hôtel, à la tombée de la nuit ou au petit matin, cette voix “magique” l’accompagne. C’est sa sœur de cœur, sa jumelle, sa confidence, son “coin” de rêveries. Le bus arpentait les côtes dangereuses de la montagne. La voix chante “Coi da’ xanh rêu”. On y voit dans et à travers sa douceur profonde quelque part cette fragilité : le trou noir mystérieux aux bords des côtes montagneuses. Oui la voix c’est elle, c’est Lan et sans Lan à la fois, se détache, légère, virevolte… Elle donne à rêver, elle permet toutes les imageries possibles : car elle est et par la musique. Elle est Musique par elle-même. Lan était au Vietnam, dans le bus, à la belle étoile, en haut de la montagne, sur un brin de fougère, dans la petite fleur jaune au bord de la route, dans le vent qui souffle, dans l’eau de la rivière, dans sa petite poche, dans son petit sommeil…

Et puis, la fille grandit, et Lan ? Où est-elle ? Elle l’a peut-être perdue de trace.

Puis un jour, on l’annonce que Lan est partie, mais partie où ? Depuis quand ? Comment ?

Comme si elle avait perdu le fil qui la menait à elle. Le trou noir. Elle a revu le trou noir de son enfance, si menaçant. Pourvu que le bus tienne bon, et que la voix ne disparaisse. Elle cherche dans sa poche, une fleur, le Pissenlit. Oui ça lui revient, le Pissenlit que son fils réclame à chaque fois en le montrant derrière la barrière. “Maman, je le veux”. “Laisse le vivre, chéri” – réponds-je.  Le Pissenlit de l’autre côté de la barrière, si joli et il me rappelle d’Elle, surtout Elle dans le paysage de Da Lat, avec tout son romantisme. Si petit, si fragile, le Pissenlit se fond dans le paysage, et en même temps fait ressortir sa beauté simple et originale.

Elle aperçoit d’un coup ce vide. Comment a-t-elle pu vivre sans penser à Lan pendant toutes ces années ? Alors qu’elle était là quelque part en train de souffrir ? N’est-ce pas qu’en grandissant, on ne prend plus de temps pour rêver ?

Aujourd’hui, elle relit la petite lettre qu’elle lui avait postée vingt ans auparavant. Une lettre parmi d’autres que Lan avait gardées dans ses affaires personnelles. Chaque nuit les souvenirs qu’elle avait partagés secrètement avec Lan reviennent la chérir longuement. Que le jour arrive tardivement, pour que le rêve reste.

6 Comments

  1. quelle belle histoire !

    Comment by vickinguyen1990 — 4/8/2014 @ 10:00 am
  2. Please translate it !!!
    Vì mình thấy có chữ “Dalat” và mình cũng là một người con của ĐL, rất yêu mến cô Lan.. mình thật sự muốn hiểu câu chuyện này… pleaseee !!!!

    Comment by BT — 4/15/2014 @ 3:02 pm
  3. Ok, minh se rang. Van de la minh khong co’ ban phi’m tieng Viet, da’nh cho xong het bai so khong ai hieu…

    Comment by Annie — 4/18/2014 @ 11:19 am
  4. Muô’n danh tieng Viet phai vao lexilogos mà danh, lau lam moi xong mot cau !!!

    Comment by Annie — 4/18/2014 @ 11:25 am
  5. Quả thật là giới hạn đọc giả, tiếc quá đi.

    Comment by Socola Tran — 5/1/2014 @ 11:17 am
  6. Socola, de minh viet lai tieng Viet ! Can chut thoi gian thoi.

    Comment by Annie — 5/2/2014 @ 12:01 pm